En matière d’arts du spectacle, quelle archive, pour quelle vie, au sein d’un
organisme vivant ou au sein d’un centre d’archivage ?
Vincent Radermecker
Archives et Musée de la Littérature (Belgium)
Les collections des arts du spectacle et leur traitement
Performing Arts Collections and their Treatment
24ème Congrès International
24st International Conference
Rome, 2-7 septembre 2002
Rome, September 2-7, 2002
Abstract
«Etre ou ne pas être, là est la question», disait Hamlet.
L’archiviste, lui, se demande : «avoir ou ne pas avoir ?». Faut-il, ou non, acquérir
certains documents ? La question peut paraître absconse. Dans la pratique, l’habitude
est de tout prendre. Toutefois la question du choix se pose à un moment ou à un autre.
La réflexion qui s’opère se fait généralement selon la nature ou l’aspect des
archives à délaisser ou à garder. De là, des biais que l’avenir doit parfois
redresser. Notre contribution à la nécessaire planification d’une politique
d’acquisition voudrait, en partant de caractéristiques habituellement peu mises en
valeur des documents (archives d’entreprise, archives privées, archives
ministérielles), montrer que l’archive est aussi complexe - ou presque aussi complexe -
qu’un être vivant, et qu’elles ne peut être considérées comme simple support
d’information. Les paramètres à prendre en compte pour leur acquisition et leur
valorisation sont nombreux et doivent se voir, non pas uniquement dans l’optique d’une
spécialisation ou d’un type de valorisation, mais avec une vision large et complexe du
phénomène. Si l’archive « vit », dans son institution d’origine, du fait que la
mémoire se perpétue dans les productions contemporaines, dans un centre d’archivage
elle s’éclaire par sa proximité à d’autres sources documentaires. Que préférer ?
Pour étayer notre réflexion, nous tâcherons de voir l’archive
selon des angles peu communs pour en arriver à des questions comme :
Comment, en matière d’acquisitions de documents écrits liés au
théâtre, mêler efficacement archives d’entreprises, archives privées et archives
ministérielles ?
Comment le fait qu’une pièce d’archive soit acquise, seule ou
dans un lot, intervient dans la manière dont il est mise à disposition et reçue par le
public ?
Comment l’évolution des arts du spectacle dans son ensemble, tout
comme l’évolution des techniques de traitement, influencent des choix parfois
inconscients ?
Comment empirisme et choix rationnels sont à concilier, comme
travail pointu sur sujet précis et regard panoramique, pour une saine gestion de la
mémoire ?
Vincent Radermecker, vinc_rader@hotmail.com
Archives et Musée de la Littérature
4, Boulevard de l’Empereur
1000 BRUXELLES
0032 2 519.55.75
24th Congress
URL:
http://www.sibmas.org/congresses/sibmas2002/Rome12.htm
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