International Association of Libraries and Museums of the Performing Arts

Société Internationale des Bibliothèques et des Musées des Arts du Spectacle

SIBMAS-logo

Les catalogues d'expositions:

Une source souvent originale et unique de documentation et de références pour les arts du spectacle.

Diverses conceptions et chefs d'interêt

Marie-Françoise Christout


La documentation au service de la diffusion culturelle des arts du spectacle, plus particulièrement en Amérique du Sud, en Afrique, en Moyen Orient et en Extrême Orient

Documentation in the Service of the Cultural Diffusion of the Performing Arts, especially in South America, Africa, the Middle East and the Far East

XIIIèeme Congrès international / XIIIth International Congress

Seminaris i Congressos

Barcelona 1978, p. 20-28


Grâce au renouveau d'intérêt qu'elle suscite, au public qu'elle attire, aux richesses souvent inconnues ou méconnues qu'elle révèle soudain, l'exposition temporaire s'affirme comme un moyen privilégié d'animation et de diffusion culturelle. Du fait de leur nature même, les différents arts du spectacle se prêtent spontanément à cette sorte de théâtralisation des documents de travail ou de jeu. Quel que soit leur sujet -hommage à une personnalité (auteur, décorateur, compositeur, metteur en scène ou comédien, théâtre ou compagnie), illustration d'un thème ou d'un genre...- les expositions consacrées au monde du spectacle exercent sans conteste actuellement une fascination croissante. En dépit du travail qu'elles exigent des spécialistes, elles se multiplient dans le monde entier. Les principales Bibliothèques-Musées des arts du spectacle ne cessent d'être sollicitées par des demandes de prêts, de contretypes, d'informations émanant des musées, théâtres, maisons de la culture ou galeries privées. De plus elles doivent elles-mêmes témoigner, en dépit de moyens souvent restreints, leur vitalité, particulièrement à l'occasion de grandes donations ou de commémorations importantes. Malheureusement la durée de ces expositions est généralement trop brève: quelques semaines, parfois prolongées par un transfert, généralement partiel, dans d'autres villes, voire d'autres pays.

Une fois le rideau tombé, la fête terminée, les projecteurs éteints, l'exposition est démontée, les documents dispersés. Les maquettes de décors et de costumes, les manuscrits, lettres, notes de régie, de mise en scène, les affiches, photographies, portraits, caricatures, costumes, accessoires de jeu sont reclassés dans les cartons, les magasins, restitués à leurs propiétaires. Que reste-t-il alors du travail considérable de recherche, de sélection, de mise en valeur de ces ensembles documentaires éphémères? Dans les meilleurs cas, il reste seulement un catalogue. Les bibliothèques nationales, les principaux musées dans le monde, ont bien compris l'intérêt exceptionnel présenté par le catalogue, seul témoignage durable du travail effectué sur un sujet sélectionné. De plus en plus à l'université, le catalogue raisonné de l'oeuvre de tel ou tel artiste est choisi comme sujet de thèse. On peut en fait considérer aussi le catalogue d'exposition lorsqu'il est rédigé avec méthode et rigueur comme une source documentaire extrêmement précieuse pour les chercheurs comme pour les bibliothécaires appelés à répondre à certaines demandes ou à guider leurs visiteurs au cours de leurs travaux.

Dans la pratique, on rencontre des types très divers de catalogues. Ceux-ci vont de la modeste feuille ronéotypée au volume de 200 à 500 pages plus ou moins richement illustré. La nature de ces différents types est évidemment liée aux moyens matériels dont disposent les organisateurs, à leur personnalité ainsi qu'à leur formation antérieure, mais aussi bien entendu au sujet de l'exposition et à son caractère, à la nature des documents rassemblés. Quel que soit son thème, une exposition itinérante, composée de contretypes et de facsimiles, diffusée dans les maisons de la culture par exemple, répond à un but pédagogique et ne peut évidemment susciter de catalogue semblable à celui d'une exposition organisée dans un musée national en hommage à un homme de théâtre comme Molière, Shakespeare, à un compositeur, à une compagnie comme la ComédieFrançaise ou Les Ballets Russes de Serge de Diaghilew, ou bien encore commémorant le bicentenaire d'un théâtre illustre comme La Scala.

Selon que le catalogue est une oeuvre collective ou non, que des normes précises ont été préalablement adoptées par les divers rédacteurs, selon les moyens matériels -impression, illustrations - qui lui ont été accordés, il répond de façon plus ou moins heureuse aux besoins des chercheurs. En fait tous les organisateurs d'expositions ont dû affronter de façons diverses la problématique du catalogue. Ils l'ont résolue de manière généralement variable en fonction de leurs propres critères, des aptitudes de leurs collaborateurs mais aussi du temps et des ressources dont ils disposaient. En règle générale il semble souhaitable que les organisateurs soient également responsables du catalogue car la coordination entre le choix, la présentation et la description des pièces exposées est essentielle.

Sur le simple plan financier un catalogue coûte habituellement cher et, même si l'on ne tient pas compte du travail rédactionnel, le coût de sa fabrication pèse lourdement sur le budget d'une exposition. Selon leur formation et l'intérêt qu'ils portent à la documentation, les organisateurs sont donc parfois tentés de lui consacrer une somme moins importante et de concentrer leur effort sur la présentation de l'exposition, sur la publicité qui lui est faite. De plus en plus cependant on réalise la nécessité d'un catalogue qui s'affirme comme le seul témoignage durable d'une manifestation éphémère. Encore est-il indispensable de disposer des compétences et du temps nécessaires à l'élaboration et à la fabrication. En cours de réalisation, divers aléas peuvent se produire.

Prenons quelques exemples. Des éléments essentiels à la rédaction définitive peuvent manquer jusqu'à la dernière minute par la faute des prêteurs. L'absence de méthode commune aux différents rédacteurs peut provoquer des disparités choquantes entre les diverses notices. Le choix d'un imprimeur lointain, installé par exemple en province, peut entrainer des retards inquiétants. Le choix de certains caractères typographiques plus ou moins lisibles, celui d'un type d'impression, sur trois colonnes par exemple, peuvent se révéler économiques mais de lecture difficile. Examinons, entre autres, d'un oeil critique le catalogue de l'exposition du tricentenaire de Molière organisée au Musée des Arts Décoratifs de Paris du 18 octobre 1973 au 7 janvier 1974. Très brillamment illustré de documents originaux, confié à une équipe de spécialistes confirmés, ce catalogue a un peu souffert du manque de temps et de coordination. Placés d'abord systématiquement à côté des notices, les commentaires vont progressivement s'inscrire également au-dessous des notices, la disposition en trois colonnes rendant la lecture difficile. Si la première partie a été publiée intégralement de façon claire, il n'en va pas toujours de même pour la période contemporaine dont les notices composées plus tardivement ont parfois été remaniées hâtivement en dernière heure sans que les auteurs aient pu être consultés et à même de rectifier certaines erreurs d'interprétation. En fait il apparait essentiel dans la pratique que la personne qui a eu les documents en mains, qui en a rédigé la description, le commentaire, soit à même de corriger les épreuves. Il importe donc d'emblée d'établir et de faire respecter un plan de travail permettant des délais suffisants. En fin de compte la ' publication d'un catalogue exige des responsables, non seulement une érudition éprouvée, mais aussi une connaissance des problèmes posés par l'impression ainsi qu'une attention vigilante à tous les stades de la réalisation. Nous aurons l'occasion de revenir sur les souhaits qu'il importe de formuler à cet égard.

Mais d'abord nous allons examiner à partir de différents exemples caractéristiques les diverses utilisations du catalogue considéré comme une source exceptionnelle d'informations et de références. Celle-ci demeure bien entendu fonction de la rigueur et de la précision. Ainsi que des différents types de catalogue correspondant généralement aux divers types d'exposition.

Voyons une exposition d'intérêt général dont une partie seulement intéresse les arts du spectacle, par exemple l'exposition de prestige Louis XV, un moment de perfection de l'art français organisée à l'Hôtel de la Monnaie à Paris en 1974. 48 seulement sur 682 pages sont consacrées à la musique et à la danse. Il s'agit d'une sélection sévère garantissant la qualité des pièces exposées. L'intérêt des textes de présentation, la qualité des reproductions en font cependant un ouvrage de référence. Un autre cas est celui de l'exposition qui rassemble périodiquement les principales acquisitions d'un organisme comme la Bibliothèque Nationale. Chaque département étant représenté, on peut ainsi prendre rapidement connaissance des pièces maîtresses entrées par exemple à telle ou telle date.

Enfin certaines expositions commémorent tel ou tel artiste dont une partie seulement de l'oeuvre intéresse les arts du spectacle, qu'il s'agisse d'un écrivain, d'un compositeur ou d'un peintre. Cet hiver la Bibliothèque Nationale a ainsi rendu hommage à Jules Romains. Une section importante, la plus séduisante en définitive aux yeux du grand public, a offert l'occasion de retracer son activité d'homme de théâtre ainsi que ses rapports avec le cinéma. D'une part les textes de présentation, d'autre part les références et les commentaires solidement établis permettent de faire le point sur la question tout en évoquant au passage les relations avec Antoine, Jouvet, Copeau, Pitoëff, Dullin, René Clair... Il en va de même pour un catalogue comme celui de Sonia Delaunay, décembre 1977 dont la collaboration aux fêtes ou aux spectacles choréographiques a été soigneusement mise en lumière.

Passons maintenant aux expositions consacrées exclusivement aux arts du spectacle. Il va de soi que ces catalogues nous intéressent tout particulièrement, d'autant plus qu'ils constituent parfois une contribution exceptionnelle à un sujet peu connu. Le catalogue de l'exposition La Vie théâtrale au temps de la Renaissance, presentée à l'Institut pédagogique de Paris de mars à mai 1963, a été rédigé par une équipe de chercheurs du C.N.R.S. et constitue un document de travail exemplaire. En effet il juxtapose et commente de façon très judicieuse une vaste documentation d'origine internationale. Sans conteste cet ouvrage fait le point sur les connaissances des experts à l'époque. Tout en soulignant la qualité des commentaires érudits, on peut seulement regretter le caractère un peu sommaire des notices descriptives, l'absence de dimensions des gravures ou dessins, ainsi parfois que des indications d'origine, cotes et même indications de collection.

Bien qu'elle ait fait appel à des personnalités hautement compétentes telle Elena Povoledo, l'exposition Il Secolo dell'invenzione teatrale qui recense avec un goût très sûr décors et costumes du XVIè siècle italien n'a suscité en 1951, au lendemain de la guerre, qu'un catalogue plus sommaire, simple énumération sans mesures, ni cote des documents précieux exposés. L'intérêt consiste en définitive ici dans le choix et l'indication, fut-elle sommaire, des sources et de certains illustrations inédites.

Beaucoup plus modeste, le catalogue de l'exposition Lieu théâtral, lieu collectif organisée à la Bibliothèque de l'Arsenal par la Maison du Théâtre en septembre 1962 offrait l'intérêt d'une part de publier un entretien d'experts définissant les rapports de l'architecture avec les loisirs et l'urbanisme, d'autre part de décrire un certain nombre de projets ou de réalisations internationales: théâtres, fixes ou ambulants, centres culturels, maisons de jeunes...

A propos du décor contemporain, on peut utilement consulter le catalogue bien présenté et largement illustré de l'exposition Die Bühne als forum inaugurée à Berlin en novembre 1971. On y trouve en effet des renseignements concernant les différents spectacles évoqués : lieu, date, différents collaborateurs, parfois interprètes, ainsi que des index. D'ambition plus limitée, le catalogue de l'exposition sur le costume de théâtre organisée par le Musée du Théâtre d'Amsterdam est presenté et illustré avec goût.

Parfois l'intérêt réside essentiellement dans le sujet de l'exposition. Le catalogue constitue alors un repertoire thématique original. En dépit de leur importance restreinte et du manque de précision des notices, le catalogue de l'exposition Shakespeare vu par les décorateurs de Théâtre présentée par le Centre français du Théâtre ou celui, plus scientifique, de Mouvement, mathématique et danse organisée également en 1965 au Palais de la Découverte constituent une documentation attachante. Celui de l'exposition consacrée par la Bibliothèque Municipale de Nantes en 1963 à l'historique du Théâtre Graslin ainsi qu'au séjour du tragédien Talma à Nantes offre une contribution à l'étude de l'architecture théâtrale, du spectacle en province et à la biographie d'un comédien illustre.

Parfois le catalogue consiste en un simple répertoire méthodique de documents sur un sujet donné comme celui de Giuseppe Baretta évoquant le Ho Centenaire du Théâtre de la Scala à travers les livrets conservés à la Biblioteca nazionale Braidense de Milan. Parfois il constitue un répertoire iconographique d'exceptionnelle qualité comme le récent catalogue Adeline Genée, a pictorial record de l'exposition ordonnée cet été par le Theatre Museum de Londres et la Royal Academy of Dancing en commémoration du centenaire de la ballerine. Textes, illustrations, mise en page raffinée font de cet album une évocation subtile d'une période comme d'une personnalité.

Parfois encore, le catalogue offre l'occasion de travaux pratiques universitaires comme celui de l'exposition Le Masque de théâtre conçue et présentée en 1973 par les étudiants du Département théâtre de l'Université Paris VIII. On y trouve bibliographie sommaire, analyse des techniques, des divers stades de fabrication, des structures comme des grandes étapes du jeu masqué et du retour actuel au masque.

Il arrive qu'un catalogue comme celui de l'exposition Les Ballets suédois présentée en 1964 au Théâtre des Champs Elysées apporte grâce à l'érudition personnelle de son ordonnateur Bengt Häger, conservateur au Dansmuseet de Stockholm et ancien collaborateur de Rolf de Maré, des précisions originales comme le nombre de représentations de chaque ballet. La fiche d'identification de chaque spectacle bénéficie également de la même rigueur et complète heureusement ou rectifie les données généralement admises.

Il' arrive également que le catalogue traite d'une question mal connue comme l'existence des Théâtres populaires de marionnettes en France (Musée des Arts et Traditions populaires 1952). La qualité des commentaires, celle des descriptions techniques font oublier les contraintes économiques pesant sur l'impression et la présentation. Bénéficiant de tout autre moyen, l'exposition prestigieuse dédiée à la Comédie-Française au Château de Versailles en 1962 permet, grâce aux 644 notices de son catalogue, de retracer avec une vivante érudition l'existence de la principale troupe nationale. L'originalité et la qualité des illustrations en noir supplée à l'absence évidenment regrettable d'illustrations en couleurs. Cette même absence reste aussi le principal défaut du remarquable catalogue de l'exposition Les Ballets Russes de Serge de Diaghilew présentée à l'Ancienne Douane de Strasbourg en 1969 sous les auspices du Conseil de l'Europe. En effet les 357 notices répondent parfaitement aux normes muséographiques. Sont de plus juxtaposés la fiche d'identification du spectacle, son argument et parfois un commentaire dont la source est empruntée à la bibliographie jointe. A l'aide d'une liste par ordre alphabétique de pays, l'accent est mis enfin sur le caractère européen des spectacles donnés par la compagnie, point de vue inédit jusqu'alors. Bien qu'il n'ait pas été rédigé par des spécialistes, ce catalogue constitue un apport documentaire plus enrichissant que celui assez sommaire accompagnant l'exposition présentée avec beaucoup d'ingéniosité par le Centre culturel du Marais à Paris en 1977, ainsi que ceux des expositions

Bien qu'elle ait fait appel à des personnalités hautement compétentes telle Elena Povoledo, l'exposition Il Secolo dell'invenzione teatrale qui recense avec un goût très sûr décors et costumes du XVIè siècle italien n'a suscité en 1951, au lendemain de la guerre, qu'un catalogue plus sommaire, simple énumération sans mesures, ni cote des documents précieux exposés. L'intérêt consiste en définitive ici dans le choix et l'indication, fut-elle sommaire, des sources et de certains illustrations inédites.

Beaucoup plus modeste, le catalogue de l'exposition Lieu théâtral, lieu collectif organisée à la Bibliothèque de l'Arsenal par la Maison du Théâtre en septembre 1962 offrait l'intérêt d'une part de publier un entretien d'experts définissant les rapports de l'architecture avec les loisirs et l'urbanisme, d'autre part de décrire un certain nombre de projets ou de réalisations internationales: théâtres, fixes ou ambulants, centres culturels, maisons de jeunes...

A propos du décor contemporain, on peut utilement consulter le catalogue bien présenté et largement illustré de l'exposition Die Bühne als forum inaugurée à Berlin en novembre 1971. On y trouve en effet des renseignements concernant les différents spectacles évoqués : lieu, date, différents collaborateurs, parfois interprètes, ainsi que des index. D'ambition plus limitée, le catalogue de l'exposition sur le costume de théâtre organisée par le Musée du Théâtre d'Amsterdam est presenté et illustré avec goût.

Parfois l'intérêt réside essentiellement dans le sujet de l'exposition. Le catalogue constitue alors un repertoire thématique original. En dépit de leur importance restreinte et du manque de précision des notices, le catalogue de l'exposition Shakespeare vu par les décorateurs de Théâtre présentée par le Centre français du Théâtre ou celui, plus scientifique, de Mouvement, mathématique et danse organisée également en 1965 au Palais de la Découverte constituent une documentation attachante. Celui de l'exposition consacrée par la Bibliothèque Municipale de Nantes en 1963 à l'historique du Théâtre Graslin ainsi qu'au séjour du tragédien Talma à Nantes offre une contribution à l'étude de l'architecture théâtrale, du spectacle en province et à la biographie d'un comédien illustre.

Parfois le catalogue consiste en un simple répertoire méthodique de documents sur un sujet donné comme celui de Giuseppe Baretta évoquant le Ho Centenaire du Théâtre de la Scala à travers les livrets conservés à la Biblioteca nazionale Braidense de Milan. Parfois il constitue un répertoire iconographique d'exceptionnelle qualité comme le récent catalogue Adeline Genée, a pictorial record de l'exposition ordonnée cet été par le Theatre Museum de Londres et la Royal Academy of Dancing en commémoration du centenaire de la ballerine. Textes, illustrations, mise en page raffinée font de cet album une évocation subtile d'une période comme d'une personnalité.

Parfois encore, le catalogue offre l'occasion de travaux pratiques universitaires comme celui de l'exposition Le Masque de théâtre conçue et présentée en 1973 par les étudiants du Département théâtre de l'Université Paris VIII. On y trouve bibliographie sommaire, analyse des techniques, des divers stades de fabrication, des structures comme des grandes étapes du jeu masqué et du retour actuel au masque.

Il arrive qu'un catalogue comme celui de l'exposition Les Ballets suédois présentée en 1964 au Théâtre des Champs Elysées apporte grâce à l'érudition personnelle de son ordonnateur Bengt Häger, conservateur au Dansmuseet de Stockholm et ancien collaborateur de Rolf de Maré, des précisions originales comme le nombre de représentations de chaque ballet. La fiche d'identification de chaque spectacle bénéficie également de la même rigueur et complète heureusement ou rectifie les données généralement admises.

Il' arrive également que le catalogue traite d'une question mal connue comme l'existence des Théâtres populaires de marionnettes en France (Musée des Arts et Traditions populaires 1952). La qualité des commentaires, celle des descriptions techniques font oublier les contraintes économiques pesant sur l'impression et la présentation. Bénéficiant de tout autre moyen, l'exposition prestigieuse dédiée à la Comédie-Française au Château de Versailles en 1962 permet, grâce aux 644 notices de son catalogue, de retracer avec une vivante érudition l'existence de la principale troupe nationale. L'originalité et la qualité des illustrations en noir supplée à l'absence évidenment regrettable d'illustrations en couleurs. Cette même absence reste aussi le principal défaut du remarquable catalogue de l'exposition Les Ballets Russes de Serge de Diaghilew présentée à l'Ancienne Douane de Strasbourg en 1969 sous les auspices du Conseil de l'Europe. En effet les 357 notices répondent parfaitement aux normes muséographiques. Sont de plus juxtaposés la fiche d'identification du spectacle, son argument et parfois un commentaire dont la source est empruntée à la bibliographie jointe. A l'aide d'une liste par ordre alphabétique de pays, l'accent est mis enfin sur le caractère européen des spectacles donnés par la compagnie, point de vue inédit jusqu'alors. Bien qu'il n'ait pas été rédigé par des spécialistes, ce catalogue constitue un apport documentaire plus enrichissant que celui assez sommaire accompagnant l'exposition présentée avec beaucoup d'ingéniosité par le Centre culturel du Marais à Paris en 1977, ainsi que ceux des expositions


The Exhibition Catalogue

An Original Source of Documentation and Reference for the Performing Arts

Marie-Françoise Christout

The temporary exhibition is, nowadays, an exceptional means of animating and spreading culture, because it creates a revival of interest, it attracts a new audience, and reveals treasures often unknown or misunderstood. Performing arts lend themselves naturally to this sort of dramatization of technical documents. Exhibitions therefore propagate themselves, but they last only a short time, a few brief weeks. What remains, then, of the considerable achievement which had been undertaken? A catalogue.

When it is put together methodically and scholarly, the catalogue constitutes not only the summary reflection of the exhibition, but is also an authentic source of references on a topic on which sometimes no comparable sources exist.

As in the exhibitions themselves, the various types of catalogues differ considerably among themselves according to the means at the disposal of the organizers, and according to their interests and background: they can be either just mimeographed hand-outs, or impressive, well-illustrated books. There are problems in putting together a catalogue, and there are various solutions. Above all it is imperative to have at hand competent people and enough time. An adequate budget must be planned. There should be a study of some examples illustrating what to do, what to avoid.

Various uses of a catalogue as a source of reference on a topic (chronology, bibliography, texts, indexes), synthesis of contemporary research on a theme, repertory of iconography, pre-inventory of a collection.

Here are some problems for future exhibitions organizers, concerning the way to describe each item on the exhibition, precision of the descriptions; and the original choice of the typography used for printing the catalogue; and the editing; the illustrations, the budget and the time needed for the preparation.


13th Congress

SIBMAS Home


URL: http://www.theatrelibrary.org/sibmas/congresses/sibmas78/barcelona_1978-09.html
02/09/04
Information about this site: Maria Teresa Iovinelli, Secretary General

HOME

Executive Committee

Institutional Members

International Directory

Congresses

National Collections

Research Sites

Partner Organisations

WHAT'S NEW

FORUM