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Museumspädagogik in
der Theatersammlung
Ein Beitrag zur
Bildungsfunktion, Öffentlichkeit und Vermittlung
Cornelia
Brüninghaus-Knubel *
Theatersammlungen
und Öffentlichkeit / Les Collections Théâtrales et le
Public / Theatre Collections and the Public
17. Internationaler
SIBMAS-Kongreß / 17ème Congrès International de la
SIBMAS / 17th International SIBMAS Congress, 1.-9.
September 1988, Mannheim
Bericht / Actes / Documentation.
Red.: Liselotte Homering. Mannheim : Städtisches
Reiß-Museum, 1990. pp. 52-58
Summary
Sommaire
German Text / Texte en allemand
Summary
Museum Pedagogics in
the Theatre Collection
Its Function for
Education, the Public and Conveyance
The practical field of
"museum pedagogics" moves between the
coordinates of culturally pedagogical education and
publicity. Until some time ago institutions were reduced
to pure collecting, storing and research: the educational
mission of museums within society has only recently again
been emphasized. With regard to the discussion on this
educational mission, museum pedagogics played and still
play two roles in particular (unless only equipped with a
pure alibi function): they are the advocates of the
visitors' interest and the vehicles for lively cultural
contents. In general, one can talk of a methodical
rediscovery of cultural education through the museum. The
function of cultural education has increasingly been
recognized not only as useful recreational planning, but
also as a contribution to better overcoming problems in
the world of life and work.
The lack of
corresponding didactics, however, has so far proved a
deficiency. This relatively open situation, however,
affords the opportunity to explore and change the
consolidated structures of culture and education. Museum
pedagogics are thus producing creative unrest or positive
points of friction. One important aspect of educational
political demands is the opening of museums to many
different groups of visitors. In this respect, active
cooperation with institutions and people outside the
museum is needed in order to establish a network of which
the museum is an integral part.
The author places
special emphasis on the possibilities of theatrical
museums which centre their collections and research on
the transitory multi-media theatre. The strength of these
specialized museums lies in the fact that they are able -
unlike most museums - to illustrate integratively in a
most stimulating way the fine arts, music, literature,
cultural history, crafts, architecture, etc. by means of
the most diverse exhibits.
This, however, involves in particular a continuous
checking of one's own intentions and the needs of the
visitors. A means of consolidating the strength of the
position of museums within society exists also in
enabling the public to participate in programme planning.
A general display of contents to an unspecified public is
therefore of no use.
The theatre makes a good partner for a theatre museum.
Theatre museums should not only be the storehouses of
theatres, but should become active in a preparatory and
accompanying sense to theatre pedagogics, but have
historical dimensions.
The author states that large numbers of visitors (e. g.
attracted by spectacular special exhibitions) are not yet
a token of the lively display of individual museum
exhibits. There is, on the contrary, the danger of
orienting promotion policy only towards quantity. The
author stresses two particular important spheres of
duties of museum pedagogics:
- Major projects of a
representative character need less promoting.
Rather visitor oriented measures will have to be
introduced particularly at museums with
specialized collections and at minor museums.
- The work of the
museum pedagogue guarantees, in comparison to
marketing-minded public relations, the
facilitating of the substantial, lively display
of museum objects.
The
conveyance methodology of museum pedagogics is based not
so much on education in a narrower sense, but rather on
learning through mental and sensuous experiences, through
doing, creative and social activities, and play. This
methodology is increasingly making use of theatrical
forms (staging, casting of parts, dancing, music, etc.).
It is, however, surprising that the theatre museums, of
all things, have remained relatively unaffected by this
development.
A further
demand of museum pedagogics addressed to the museum is
interdisciplinary action. With this in mind, the manner
of conveyance has to be active, as the recipient should
be given the opportunity to express himself in his
cultural and social reality and to learn to know himself
through acting.
German Text
Sommaire
Pédagogie au musée
dans la collection théâtrale
La fonction de
l'éducation, le public et la transmission
Le champ d'activité de
la pédagogie au musée comprend les domaines de la
culture, la pédagogie, l'éducation et l'information du
public. La mission éducative du musée, au sein de la
société que l'on ne concevait encore récemment que
dans la constitution de collections, leur conservation et
la recherche, connait une grande revalorisation. Dans la
discussion actuelle sur le sens de cette mission, la
pédagogie au musée joue deux róles essentiels (à
condition qu'elle ne soit pas seulement un alibi): elle
s'adapte aux goûts et aux intérêts des visiteurs et
transmet un contenu culturel vivant.
On peut parler en général d'un redécouverte de
l'éducation à la culture par l'intermédiaire du
musée; on reconnait de plus en plus la fonction de
l'éducation à la culture, non seulement comme manière
intelligente d'occuper ses loisirs mais encore comme un
moyen de mieux résoudre les problèmes de la vie et du
monde du travail.
L'absence d'une didactique appropriée s'est toujours
révélée comme un réel déficit. Cette situation
relativement ouverte qui en découle permet de s'immiscer
dans les structures fermées de la culture et de
L'éducation. C'est pourquoi la pédagogie au musée
provoque un désordre créatif ou engendre des points de
friction positifs. Un aspect important des exigences de
la politique éducative du musée est l'ouverture de
celui-ci à des groupes de visiteurs très différents.
C'est dans cette perspective qu'il faut encourager une
coopération effective et pertinente avec des
institutions et des personnalités étrangères au
musée, dans le but d'établir un réseau dont le musée
ferait partie intégrante.
L'auteur se réfère particulièrement aux possibilités
qu'offrent les musées du théâtre dont les buts
principaux, en ce qui concerne les collections et la
recherche, se rapportent au théâtre multi-medium et
transitoire. La force de ces musées spécialisés
réside dans le fait qu'il sont en mesure - comme peu
d'autres musées - de rendre plus perceptibles, et de
façon très stimulante les intégrant les uns aux
autres, les beaux-arts, le théâtre, la musique, la
littérature, l'histoire de la civilisation,
L'architecture, L'artisanat etc. en faisant intervenir
des objets de collection les plus variés.
A condition cependant que ces musées prennent le soin
constant de vérifier si ce qu 'ils ont l'intention de
transmettre correspond bien à l'attente des visiteurs.
On peut aussi renforcer la position des musées dans la
société en invitant le public à participer à
l'élaboration du programme. Transmettre des contenus à
un public qui ne serait pas défini n 'a pas de sens. -
Le théâtre lui-méme s 'avère étre un allié du m
usée du théâtre. Ce dernier ne doit pas seulement
servir à engranger des objets de théâtre mais aussi
jouer son róle - avec toutefois une dimension historique
- de pédagogie de théátre, préparateur et
accompagnateur.
L'auteur constate que le nombre élevé de visiteurs
(attiréspar exemplepar les grandes expositions
spectaculaires) n'est pas l'expression d'une réflexion
individuelle et vivante sur les contenus du musée. On
court bien au contraire le risque de voir la quantité
devenir le seul critère dela politique de subvention. A
ce propos l'auteur fait ressortir deux taches
particulièrement importantes de la pédagogie au
musées:
- Les grands projets
de prestige n'ont guère besoin d'étre
subventionnés. En revanche, !es musées très
spécialisés et les musées de moyenne
importance devraient bénéficié de mesures
visant à favoriser les visites.
- Alors que le
responsable chargé des relations publiques
dépend des règles du marketing, le travail du
pédagogue au m usée assure la possibilité
d'une réflexion vivante sur les con tenus des
objets du musée.
Dans sa manière
d'approcher et de transmettre les contenus, la pédagogie
au musée ne cherche pas à amener le public à la
culture au sens étroit du terme, mais veut lui permettre
d'apprendre en faisant intervenir à la fois l'intellect,
les sens, le vécu, les activités créatives et sociales
et le jeu. Elle utilise à cet effet de plus en plus de
formes théâtrales (mise en scène, rôles, danse,
musique etc.). Il est toutefois étonnant de voir que les
musées du théátre précisément restent relativement
insensibles à cette évolution.
La pédagogie au musée exige aussi de ce dernier qu'il
favorise les activités interdisciplinaires. Et pour ce
faire, ses méthodes doivent être orientées vers
l'action. Elles doivent en effet permettre au visiteur de
s'exprimer dans sa réalité sociale et culturelle et de
se vivre lui-même dans ses actes.
Texte allemand
Wenn ich an dieser Stelle als
Museumspädagogin zu Ihnen spreche, vertrete ich hier ein
Praxisfeld, das in vielfaltiger Weise die Begriffe
integriert, um die es in dieser Veranstaltung geht. Die
Ansiedlung der Museumspädagogik sozusagen zwischen den
Koordinaten Kultur-Pädagogik-Bildungswesen und
Offentlichkeit erfordert im beruflichen Alltag geradezu
täglich eine Stellungnahme, eine Standortbestimmung, ein
Bekenntnis. Ist doch das Museum wie das Theater in
besonderem Maße klassisches Kulturinstitut und wurde
bislang eher in Gegensatz zu Institutionen des
Bildungsbereiches gesehen oder gar in Konkurrenz.
Bildungsfuliktion
Nach der
Volksbildungsbewegung um die Jahrhundertwende und den
Demokratisierungstendenzen während der Weimarer Republik
hat das Museum lange Zeit seine Bildungsfunktion außer
acht gelassen. Erst um 1970 wurde erneut der
"Bildungsauftrag der Museen" in der BRD
formuliert im Zusammenhang mit einer wieder auflebenden
Diskussion um die gesellschaftliche Funktion von Museen,
die sich in der Zwischenzeit allzusehr als Institutionen
des Sammelns, Bewahrens und Forschens verstanden haben.
Museumspädagogik spielte in diesem Prozeß bei der
Realisierung der neuen Forderungen nach Bildung im Museum
eine nicht unwesentliche Rolle, zum einen als Advokatin
von Besucherinteressen und zum anderen als Vermittlerin
der kulturellen Inhalte, leider aber auch oft als
Alibifunktion.
Wenn Kultur assoziiert wurde mit freien, kreativen
Aktivitäten in Freizeit und Muße, so zeichnet Bildung
sich durch zielgerichtete, organisierte
"Bemühungen&auot; aus, die oft mit Lernen,
Arbeit und Anstrengung verbunden werden. In den letzten
Jahren allerdings beginnen sich beide Bereiche
anzunähern, wobei es auf der einen Seite zu einer
Wiederentdeckung der kulturellen Bildung kommt, und auf
der anderen Seite die Erfüllung des Bildungsauftrages
gefordert wird.
"Kulturarbeit, die ja nicht nur ästhetische
Tätigkeit ist, sondern auch immer Bildungs- und
Vermittlungstätigkeit, hat die unauflösbare
Schwierigkeit, ständig zwei völlig gegensätzliche
Prinzipien auszubalancieren: Die freie spielerische, noch
ungestaltete gestaltende Ausdruckskraft des Ästhetischen
mit der zielsetzenden Bestimmung des
Bildungsprozesses".1
"Kulturelle Bildung trägt nicht nur zu einer
sinnvollen Freizeitgestaltung bei, sondern befähigt auch
zu einer besseren Bewältigung der Probleme in der
Lebens- und Arbeitswelt. Sie bedeutet nicht nur die
Möglichkeit sinnstiftender Lebensgestaltung, sondern
auch Schonraum zum Erproben der Möglichkeiten und
Fähigkeiten, an der gesellschaftlichen Entwicklung
mitzuwirken".2
Da Museumspädagogik erst im Zuge dieser Diskussion in
der BRD eingeführt und entwickelt wurde - also im
Gegensatz zu vielen anderen Ländern auf eine wenig
längere als 20-jährige Geschichte zurückblicken kann
-, handelt es sich eben noch nicht um eine Disziplin, die
wie die Schulpädagogik seit langer Zeit ihre
wissenschaftliche, theoretische und didaktische Basis
entwickelt hat und deren Standpunkte damit definierbar -
wenn auch veränderbar sind. Ganz anders die
Museumspädagogik - entwickelt aus der Praxis, weder
gelehrt an Universitäten oder Fachschulen, noch mit
einem verbindlichen Berufsbild verbunden. Zwar hat sie
aus der Praxis heraus Methoden und Ansätze einer Theorie
entwickelt, defizitär ist bislang jedoch das Fehlen
einer Didaktik.
Dennoch kann diese noch relativ offene Situation zum
Vorteil gereichen, wenn sie sich - wie es real geschieht
- in die verfestigten Strukturen des Kultur- wie des
Bildungswesens einmischt und Veränderungen bewirkt.
Spricht der Kultursoziologe Pankoke von Einmischung im
sozial-kulturellen Bereich, so entsprechen dem
Kommunikations- und Aktionsformen, die sich auch in der
Museumspädagogik entwickelt haben: Im innerbetrieblichen
und außerbetrieblichen Beziehungsgefüge, in den
Verknüpfungen und Netzwerken sozialer Bezüge, in den
Vernetzungen inhaltlicher Vermittlungsarbeit wirkt
Museumspädagogik oft katalytisch, stiftet kreative
Unruhe oder schafft Reibungspunkte.
Da mag es um die Durchsetzung neuer, unkonventioneller
Umgangs- und Handlungsformen bei den Besuchern gehen und
die damit verbundenen Akzeptanzprobleme bei anderen
Mitarbeitern des Museums oder um Auseinandersetzungen im
Museumsteam oder in der Verwaltung, Zielvorstellungen,
Präsentationsformen, Sammlungs- und
Ausstellungstendenzen betreffend. Auch die gewünschte
Kooperation der Kulturinstitution mit anderen
gesellschaftlichen Gruppen, Initiativen und Institutionen
kann aufgrund des "Aufbrechens etablierter
Ressortgrenzen", wie Pankoke es nennt,2a
zwischen Sozialem und Kulturellem bei ihren Statthaltern
für kreative Konflikte sorgen.
Ein wichtiger Aspekt bildungspolitischer Forderungen ist
die Öffnung des Museums für viele unterschiedliche
Besuchergruppen. Will man die traditionelle Bindung der
Kunstmuseen an die Oberschicht durchbrechen, bedarf es
der gezielten Zusammenarbeit mit Institutionen und
Menschen außerhalb des Museums mit dem Ziel, ein
Netzwerk aufzubauen, in dem das Museum integrierter
Bestandteil ist. Aus diesen gesellschaftlichen Bezügen
können einmal Bedürfnisse abgeleitet sowie
entsprechende Angebote formuliert werden.
Wir sind überzeugt, daß auch ein modernes Kunstmuseum
"einen Beitrag leisten [kann], individuelle und
soziale Identität [wieder] herzustellen", daß es
geeignet ist, wenigstens teilweise, Verstand, Wahrnehmung
und ästhetische Realität wieder in einer sinnlichen und
sinnvollen Einheit zusammenzubringen, daß das kreative
Potential, welches in den Kunstwerken steckt, auf Dauer
den Betrachter infiziert und schließlich übertragbar
auf andere Ebenen des Alltags ist.3
Öffentlichkeit
Theatermuseen befinden
sich offenbar nun in einem Dilemma. Auf der einen Seite
sind sie die Dokumentationszentren der Theatergeschichte,
die Aufbewahrungsanstalten der Relikte einer Kunstform,
wie sie lebendiger gar nicht sein kann. Vital, von
Menschen aus Fleisch und Blut, aus Körpern und Raum
gestaltet, mit Klängen, Stimmen und Bildern gefüllt -
das ist für uns das Sinnenerlebnis Theater. Sollte es
möglich sein, daß das transitorische Erlebnis, über
das die Gelehrten so gut Bescheid wissen und dessen
Dokumente sie hüten, der Öffentlichkeit so wenig
vermittelt werden kann?
Denn - nehmen wir einmal an - das Theatermuseum, bzw.
seine Leiter, Mitarbeiter oder diejenigen, die in der
Kulturpolitik entscheiden, stellen sich ernsthaft die
Frage: Wen wollen wir mit unserer Arbeit erreichen, wem
wollen wir nutzen? Genügt es ihnen, ihre eigenen und dem
Archiv, Nachlaß oder ähnlichem verpflichteten
Forschungen zu treiben? Sehen sie sich als Zubringer für
Dramaturgen, Regisseure - oder als
Dienstleistungsunternehmen für andere Forscher? In dem
Fall genügt wahrscheinlich ihr Vorhandensein und eine
gute dokumentarisch-bibliothekarische Ausstattung. Oder
hat das Institut als Museum seine öffentliche Funktion,
die sich in geregelten Öffnungszeiten, Präsentation der
Sammlung und Ausstellungstätigkeit darstellt?
In diesem Fall wird man sich fragen müssen, ob der
Inhalt des Sammlungsgebietes nicht für mehr Menschen
attraktiv sein könnte, als für die Kenner, ja ob es
nicht sogar eine gewisse Verpflichtung der
Öffentlichkeit gegenüber hat.
Die forscherischen Arbeitsschwerpunkte werden durch die
Sammlung, ihre Objekte, ihre Geschichte, die
geographische Situation und vieles mehr bestimmt. Die
Öffentlichkeitsarbeit muß sich dagegen über das
bekannte wie das unbekannte, das vorhandene wie das noch
zu gewinnende Publikum definieren. Und das bedeutet, daß
eine Korrelation herzustellen ist zwischen dem Inhalt und
dem Publikum.
Zu diesem Themenkomplex ein Zitat aus dem jüngsten
Museumsentwicklungsplan des Kanadischen
Kulturministeriums für die 90er Jahre, die
Öffentlichkeitsarbeit betreffend, in dem die wichtigsten
Erkenntnisse über die Heranführung von Besuchern an
Museen zusammengestellt sind:
"In order to progress and remain relevant, to keep
visitors coming and to attract new ones, museums must
constantly evaluate and analyze their messages, their
methods of communication and the needs of their visitors.
Museums might consider increasing public participation in
program development through community or user committees
as a way of strengthening the museum position within
their communities. These approaches are part of what is
known as a 'New Museology', a philosophy which seeks to
communicate and build public understanding of the 'raison
d'être' of museum."4
Wenn es hier um eine Beteiligung (participation) der
Besucher geht, denen erst einmal Zugang zur Institution
Museum verschafft sowie Bewußtsein und Verständnis für
dessen Inhalte geweckt werden sollen, so muß sich
natürlich jedes einzelne Museum fragen, in welcher Weise
seine Inhalte mit den Besucherinteressen verknüpft
werden können. Eine allgemeine Vermittlung der Inhalte
an ein unspezifisches Publikum ist nicht sinnvoll, es sei
denn, man begnügt sich mit dem Interesse weniger oder
hat einen "blockbuster"(Knüller)-Effekt
geplant und damit einen Besucherrekord.
Das heißt, es muß zum einen eine Vorstellung von den
potentiellen Besuchern existieren: Sind es in Ihrem Fall
interessierte Theatergänger, literarisch gebildete
Schüler, Profis vom Theater, Theaterwissenschaftler,
Laienschauspieler, passionierte Fernsehzuschauer,
Kinogänger oder ethnische Gruppen, Friseusen,
Fußballfans, Lehrer? Und zum anderen sollten die Aspekte
klar sein, auf die diese Besucher ansprechen, die sie
interessieren könnten: Biographisches, Anekdotisches,
Kunsttheoretisches, Historisches, Schulisches,
Politisches oder, oder, oder.....
Öffentlichkeitsarbeit und Museumspädagogik sollten in
diesem Sinne zusammenwirken mit den Entscheidungen über
die wissenschaftlichen Inhalte der Museums-Präsentation.
Es kann nicht angehen, daß erst der Museumspädagoge
sich um zielgruppenspezifische Programme bemüht, wenn
Konzeption und Ausstellungsgestaltung diese
Vermittlungsfragen außer acht lassen.
Partizipation kann und sollte in vielen Fällen aber auch
meinen: Beteiligung der Benutzer und Besucher am Prozeß
der Entscheidung, Planung und Durchführung eines
Projektes. In vielen Fällen wird das garnicht anders
möglich sein, wenn der Sachverstand der Bürger oder
deren Erinnerungsvermögen gefragt sind. Ich könnte mir
zum Beispiel vorstellen, daß eine Ausstellung über
Haartrachten auf der Bühne nicht ohne die Hilfe von
Theaterfriseuren und das Zusammenwirken mit der
örtlichen Friseurinnung zustande kommen kann, um
wirkliche Objekte - Perücken und Haarputz -
einzubeziehen.
Ein solches Projekt würde dann dem Vergnügen der
Besucher dienen - wenn z.B. etwas ausprobiert werden kann
-, und böte sich an, auch den Auszubildenden dieses
Lehrberufs als Studienprojekt und Bildungsobjekt zu
dienen. Ebensowenig würde man bei der Herstellung von
Materialien für den Literatur-Unterricht der gymnasialen
Oberstufe - z.B. über das Thema Faust-Darstellungen, wie
in Düsseldorf geschehen -, auf die Einbeziehung von
Lehrern verzichten wollen.
Man käme wohl gar nicht auf die Idee, eine Ausstellung
über Leopold Jessner ohne diejenigen zu planen, die noch
Produktionen von ihm gekannt haben oder in irgendeiner
Weise mit ihm verbunden waren. In jedem Falle ist ein
Involvieren von Bürgern auch insofern nützlich, als sie
das potentielle Besucherinteresse repräsentieren und
damit auch eine Öffentlichkeit herstellen.
Allerdings haben die Museumsleute bislang kaum
Forschungen zur Hand, die ihnen über Nicht-Museumsbesucher
Auskunft geben und deren Negativ-Motivation. Auf diesem
Gebiet wäre wirklich einiges zu tun, und es zeichnen
sich hier auch schon Veränderungen ab, z.B. mit der
Berliner Untersuchung von Schuck-Wersig.5 Partizipation ist zuletzt auch eine
Methode, die Besucher - sind sie denn einmal in der
Ausstellung - auch aktiv an ihr teilnehmen zu lassen. In
Amerika hat man "participatory exhibitions"
entwickelt, besonders in kulturhistorischen, technischen
und den hervorragenden Kindermuseen. Auf diese
Vermittlungsmethoden werde ich noch zurückkommen.
An dieser Stelle sei auf die notwendige Vernetzung von
Museumsprojekten nicht nur mit Gruppen, sondern auch mit
Institutionen und anderen Projekten oder Ereignissen im
Kultur- und Bildungsbereich hingewiesen. Das Museum muß
sich in einem Kontext definieren, in dem es seine
unverwechselbare Stimme ertönen läßt - in dem aber
auch durch die miteinander verbundene Vielfalt eine
lebendige Auseinandersetzung gefördert wird. Gerade das
Theatermuseum, dessen Sammlungen und
Forschungsschwerpunkte sich auf das Multi-Medium Theater
beziehen, könnte auf die anregendste Weise Bildende
Kunst, Darstellende Kunst, Musik, Literatur,
Kulturgeschichte, Handwerk, Architektur und vieles mehr
integrativ veranschaulichen, das in anderen Museen erst
mühsam zusammengebracht werden muß.
Als eine der ersten Institutionen, mit der das
Theatermuseum in eine nahezu "natürliche Ehe"
eintreten könnte, käme das Theater selbst in Frage -
nicht damit es eine wissenschaftlich verwaltete Deponie
für seine Objekte hat, sondern um stärker an aktuellen
Theaterereignissen zu partizipieren und vorbereitend und
begleitend theaterpädagogisch tätig zu werden,
sozusagen mit historischer Dimension.
Wenn man davon ausgeht, daß die hohen Besucherzahlen,
die Museen heute statistisch verzeichnen, noch kein
untrügliches Zeichen für lebendige, individuelle
Auseinandersetzung sind, vielmehr der
Einweg-Kommunikation der Massenmedien vergleichbar sind
(um mit Treinen zu sprechen), so ist es umso notwendiger,
zwei Dinge im Auge zu behalten,
- daß diese hohen
Besucherfrequenzen bei den
"blockbuster"(Knüller)-Veranstaltungen
die Tendenz noch verstärken, Förderungspolitik
vor allem an der Quantität zu orientieren. So
geraten unspektakuläre, experimentelle,
regionale Veranstaltungen in der Provinz oder in
kleineren Museen - wie es die Situation der
Theatermuseen zeigt - zunehmend ins
Hintertreffen, obwohl sie wahrscheinlich besser
einer Konsum-Haltung entgegenwirken und gezielte,
an Interesse und Motivation des Besuchers
orientierte Angebote machen könnten. Also:
Förderung nicht nur von Groß-Projekten
repräsentativen Ausmaßes, sondern
besucherorientierte Entwicklung an allen
möglichen, auch kleinen, Museen in die Wege
leiten;
- daß eine solche
Entwicklung (Zunahme von Interesse an Museen,
Tourismus, Freizeit) geradezu die volle Mitarbeit
von Museumspädagogen herausfordert, um
gegenüber marketing-orientierter
Öffentlichkeitsarbeit zu gewährleisten, daß
dem Besucher eine inhaltliche, lebendige
Auseinandersetzung mit den Objekten ermöglicht
wird.
Also:
Museumspädagogen-Stellen nicht streichen, sondern
einrichten, geeignete Fortbildung und Ausbildung für
Kustoden sowie finanzielle Förderung auch von
museumspädagogischen Projekten ermöglichen - und das
alles auch für die kleineren Museen, zu denen die
Theatermuseen wohl zu rechnen sind.
Vermittlung
Betrachtet man die
Vermittlungsmethoden der Museumspädagogik der letzten
Jahre, lällt eine Verlagerung der Intentionen auf vom
vorherrschenden "Kenntnisse, Fähigkeiten und Wissen
vermitteln" zu Zielen wie "Erlebnislähigkeit
steigern", "affektive Reaktionen
stimulieren", "sinnliche Erfahrungen
ermöglichen", "Auseinandersetzung mit der
eigenen Geschichte fördern",
"Selbsterfahrungsprozesse einleiten",
"kritische Beurteilung und selbständiges Handeln
fördern". Methodisch wird Belehrung, rezeptives
Verhalten, frontales Dozieren, Führen vermieden; dagegen
wird angeregt, animiert, einbezogen, beteiligt,
aktiviert.
Inzwischen hat sich das Museum in vielen Fällen längst
vom "Musentempel" zum "Lernort"
entwickelt - um eine Publikation der 70er Jahre zu
zitieren.6 Viele Museumspädagogen haben
indessen beispielhaft bewiesen, daß Lernen in unserem
Sinne viel mehr mit geistigen und sinnlichen Erfahrungen,
Erlebnissen, schöpferischen Tätigkeiten, sozialem
Handeln und spielerischen Aneignungsformen zu tun hat,
als das trockene Wort "Lernort" signalisiert.
Dabei haben immer mehr solche Methoden an Raum gewonnen,
die aus dem Theater kommen: inszenierte Ausstellungen,
Rollenspiel, Körperspiele, Tanz, Pantomime, Musik u. a.
m. werden eingesetzt, um den Erfahrungsspielraum zu
erweitern. Und selbst in der Bildenden Kunst werden die
Grenzen fließend: Performances, Installationen,
Videoproduktionen. Das geschieht in Kunst- und Kultur-,
ja sogar in Natur- und Technikmuseen. - Ich kann mich des
Eindrucks nicht erwehren, daß ausgerechnet die
Theatermuseen weitgehend unberührt von dieser
Entwicklung sind.
Dabei böten sich gerade hier die multimedialen Ansätze
und Anlässe, die einer erfolgreichen Vermittlungsarbeit
zuträglich sein könnten. Ein Kollege aus Ihren Reihen
beschreibt das Dilemma, in dem sich Theatermuseen
befinden, treffender als ich es könnte:
"Angesichts lieblos gerahmter und gehängter
'Flachware', die noch mit geringstem Personalaufwand zu
'Ausstellungen' zusammengefügt werden kann, fragt sich
der Besucher zu Recht, ob er hier noch sein
Theatererlebnis einholen oder Erkenntnis über Theater
erhalten kann. Der starke emotionale Reiz des Theaters
prägt die Erwartungshaltung des
'Theatermuseums'-Besuchers und sollte Maßstab und
Herausforderung für die Ausstellungsgestaltung
sein."7
Museen sind generell in besonderem Maße geeignet,
kulturelle Identität zu entwickeln, da sie die
materiellen Zeugen der Kulturen bewahren, erforscht haben
und damit in einzigartiger Weise befähigt sind, ihre
Informationen zu vermitteln.
Allerdings: Die Objekte allein, die aus ihrem realen
Zusammenhang entfernt wurden, bilden noch keine
ausreichende Grundlage, um bei den Museumsbesuchern ein
Gefühl für ihre kulturelle Identität hervorzurufen.
Sie bleiben dann allemal schöne oder interessante
Ausstellungsstücke, eventuell gut klassifiziert und
beschriftet. Ein Museum, das aktiv an dem Prozeß
kultureller Identitätsfindung teilnehmen will, kommt
nicht umhin, fachübergreifende Arbeit zu leisten.
Museumspädagogen haben seit vielen Jahren diese
Forderung nach Multidisziplinarität und
Interdisziplinarität erhoben und in Ausstellungen,
Lehrprogrammen, Unterrichtsmaterialien oder Spielaktionen
verwirklicht. Sie haben damit neue Besucherschichten
motiviert und interkulturelles Lernen initiiert. Sie sind
in vielfältiger Form aus dem Museum herausgegangen,
haben Material in Busse und Koffer gepackt, haben in
Stadtvierteln Ausstellungen und Spiele organisiert, haben
"draußen" zu eigenständigem Erforschen der
lokalen Umwelt und Lebensumstände angeregt und haben von
dort auch viel zurückbekommen: Wissen, Anregungen,
Kritik. Damit wächst dem Museum eine Rolle zu, die seine
Funktionen in vielfältiger Weise verändern.
Die
Neugründungen der letzten 15 Jahre zeigen erstens das
Bedürfnis nach dem "anderen" Museum, zweitens
daß diese leichter eine neue, nach außen orientierte
Politik verfolgen können als große, alte Institutionen.
Um Zusammenhänge aus den Lebensbereichen durchschaubar
zu machen, bedient man sich anderer Präsentationsformen
(Inszenierungen, Medienkombinationen,
Selbstbetätigungsobiekte), und auch die Sammlungs- und
Forschungsgebiete verändern sich ebenso wie die
Ausstellungsthemen in Richtung auf das
Publikumsinteresse.
Im Zusammenhang mit diesen Veränderungen werden sich
auch andere Kommunikationsformen und -strukturen
entwickeln müssen: zwischen Museumsmitarbeitern in
Richtung Teamwork, zwischen Museumsfachleuten und
Publikum in Richtung Partizipation, zwischen Publikum und
Objekten sowie zwischen Museumsleuten und Objekten weg
von Gleichgültigkeit, Scheu oder Ehrfurcht hin zu
Neugier, Toleranz, Achtung, und schließlich zwischen
Museumsbesuchern selbst: hin zu Dialog und Kommunikation.
Museumspädagogen, die sich in dem Bezugssystem zwischen
Museumsobjekt (Kunstwerk), Künstler und Rezipient
eingebunden finden, leisten eine ganz spezifische Arbeit,
indem sie eben diese Relationen wirksam machen im
Hinblick auf ihre kommunikativen Inhalte. Ist schon die
Kunst selber Ausdruck einer besonderen Art von
Kommunikation, so erscheinen die Kunstwerke als
Medienprodukte, als Materialisierungen eines kulturellen
Handelns. Deshalb muß auch Vermittlung am Kunst- wie am
Theater(kunst)museum über kontemplative, betrachtende
Methoden hinausgehen und handlungsorientiert arbeiten.
Denn sie soll dem Rezipienten ermöglichen, sich in
seiner kulturellen und sozialen Wirklichkeit zu
artikulieren und sich handelnd selbst zu erfahren.
Vermittlungsarbeit bekommt so eine eigene Dynamik, auch
eigene Qualität, die eine nicht allein dienende Funktion
wahrnimmt, sondern sogar gleichwertig neben das zu
vermittelnde Objekt treten kann.
* Die Autorin ist Präsidentin des
"International Committee for Education and Cultural
Action" (CECA) im ICOM und Museumspädagogin am
Wilhelm-Lehmbruck-Museum in Duisburg.
Anmerkungen
1 Arbeitskreis fur
Museumspädagogik e.V. (Hg.): Museumspädagogik aktuell.
Sonderheft "Standbein-Spielbein".
Bonn/Bremen/Hamburg' 1986. S.33. (back)
2 Eichler, K., Eriscbkopf, A. und
B. Müller: Mehr Lebenskultur durch kulturelle Bildung.
Eine Aufgabe der Weiterbildung. Paderborn, 1985. S.7. (back)
2a. Pankoke, E.: "Kulturund
Arbeit - Aktive Gesellschaft durch kulturelles
Handeln." Vortrag, der im Rahmen von
"Kultur90" gehalten wurde bei der Veranstaltung
"Pädagogik und Bildungswesen". Universität GH
5 Duisburg. 6.6.1988. (Unveröffentlichtes
Vortragstyposkript.). (back)
3. Nuissl, E.' Paatseh, Lt. und C.
Schulze: Bildung im Museum. Zum Bildungsauftrag
von Museen und Kunstvereinen. Heidelberg, 1987. S.14ff. (back)
4. Ledair, L.: Access and
Awareness Bringing Museums and People Together. 1988.
Manuskript, Museumsentwicklungsplan des Kanadischen
Kulturministeriums. (back)
5. Schuck-Wersig, P. und G.
Wersig: Wirksamkeit öffentlichkeitsbezogener
Maßnahmen für Museen und kulturelle Ausstellungen.
(=Materialien aus dem Institut für Museumskunde' Heft
21.) Berlin, 1988.(back)
6. Spickernagel, E. und B. Walbe
(Hgg.): Das Museum - Lernort contra Musentempel.
Gießen, 1976.(back)
7. Meiszies, W.: "'Weiße
Flecken' in der Museumslandschaft". In: TheaterZeitSchrift
1987, Heft 1. (back)
17th Congress
Sibmas Home Page
URL:
http://www.theatrelibrary.org/sibmas/congresses/sibmas88/mann06.htm
Information about
this site: Claire Hudson, Secretary General
Last modified:
November 21, 2000
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